1/2 finale de Proligue : Créteil tout simplement trop fort pour le DMH

Qualifié pour le final four de Proligue à St Brieuc après sa victoire en match de barrage face à Limoges, le Dijon Métropole Handball défiait ce samedi Créteil en demi finale. Cette deuxième demi, après la victoire de Chartres sur Massy offrait en outre le deuxième ticket d’accession en Lidl Starligue pour la saison prochaine. Dans le coup durant 40 minutes, Dijon s’est ensuite effondré sur la fin de match.

Respectivement 1er et 2nd de la saison régulière, Chartres et Créteil seront donc pensionnaire de la Lidl Starligue l’an prochain. Si pour les joueurs d’Eure et Loire, l’affaire était entérinée depuis un moment, pour les Cristolliens il en fallait passer par cette demi finale face à Dijon.

Marc Poletti et Dijon sont fort bien rentré dans le match
© Nicolas GOISQUE/NikoPhot archives

Superbe première période

C’est Dijon qui rentre le mieux dans le match. Avec un Wassim Helal stratosphérique en ce début de rencontre (7 arrêts sur les 8 premiers tirs subis dont 1 pénalty). Le jeun dijonnais est fluide avec un Boris bécirovic très actif à la manoeuvre qui trouve parfaitement à plusieurs reprises son Pivot Marc Poletti (4-1, 10′). Sous l’impulsion du feu follet Boiba Sissoko, Créteil retrouve cependant des couleurs, à l’image de son vis à vis, le portier cristollien Mickael Robin monte lui aussi en pression et commence à mettre les tireurs dijonnais en échec entraînant un retour de ses couleurs (5-5, 13′). Dès lors les attaques prennent le pas sur les défenses et les deux équipes se rendent coup pour coup avec un niveau de jeu très intéressant. Des deux côté le jeu collectif est bien huilé. Aux attaques patientes et construites des Dijonnais qui trouvent des solutions évidentes en prenant le temps de « travailler » la défense adverse, Créteil réplique par un jeu plaçant le plus souvent la gâchette espagnole Javier Barrogan (arrivé de Nancy à l’intersaison) en orbite pour un résultat convaincant (13/15 ce samedi). A la pause les deux protagonistes sont dos à dos (15-15, 30′).

Brisllantissime en début de rencontre Wassim Helal n’a pu enchaîner © Nicolas GOISQUE/NikoPhot archives

Créteil s’envole….

La rencontre reprend de la même façon qu’elle s’était interrompu. Le rythme est soutenue et durant 10 bonnes minutes les attaques continuent à faire mouche (21-21,41′). On sent cependant la fatigue arriver côté dijonnais. La base arrière (Boris Bécirovic, Pierrick Naudin et Lilian Pasquet) n’a pratiquement pas soufflé depuis le début du match. La longueur de banc de Créteil, supérieure à celle des dijonnais va s’avérer précieuse. A la faveur de deux exclusions temporaires de Marc Poletti Créteil crée un premier écart en passant un 3-0 avec deux nouvelles réalisations longue distance de Barrogan (24-21, 45′). Vincent Maguy au relais de Pierrick Naudin à la mène se démène pour créer des brèches pour ses partenaires, mais la meilleure défense de Proligue resserre les rangs et tout se complique pour Dijon. Créteil récupère des ballons qu’il fait fructifier avec un jeu de transition efficace. Wassim Helal après son début tonitruant n’avait pu poursuivre sur son rythme, Maxime Diot venu à son relais n’est pas plus en réussite. Boiba Sissoko, un moment ménagé par son coach, met maintenant le feu partout dans la défense bourguignonne. Deux buts longue distance de Lilian Pasquet entretiennent encore un peu l’illusion côté Dijon (28-24, 51′).

Avec 13 réalisations Barrogan aura fait mal à Dijon
© Nicolas GOISQUE/NikoPhot archives

…. Et rejoint la Lidl Starligue

Mais Créteil ferme de plus en plus la boutique à l’image de Robin qui s’interpose brillamment devant Marc Poletti pourtant parfaitement servi une nouvelle fois par Boris Bécirovic. Hellal retrouve sa place dans la cage bourguignonne sans succès. Dijon manque de lucidité en attaque et soit butte sur un Robin à son aise soit ne trouve plus le cadre. Les dernières minutes sont longues pour les hommes d’Ulrich Chaduteaud et tout à l’avantage de Créteil qui augmente inexorablement l’écart durant ce money time pour s’imposer sans discussion au final (35-26, 60′). Les Banlieusards parisiens valident ainsi leur montée dans l’élite, une montée qui continue à fuir Dijon depuis plusieurs saisons. Courageux et souvent brillant durant 40 minutes, le DMH n’aura malheureusement pas tenu la distance et retrouvera donc la Proligue la saison prochaine.

Moins en vue qu’à l’accoutumée, Pierrick Nudin a été mis en échec par Mickael Robin à plusieurs reprises
© Nicolas GOISQUE/NikoPhot archives

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

 

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.