En 5 minutes, le ciel est tombé sur la tête du DFCO Féminin

Ecrit par Hervé OBRECHT Le 19 mars 2019 à 23:33

Le DFCO Féminin était de retour à la compétition ce week-end, avec la 18ème journée de D1 Féminine de football. Les filles de Yannick Chandioux avaient fort à faire puisqu’elle recevaient l’un des deux cadors de la Division 1 Féminine, le Paris-Saint-Germain Féminin. Après une lourde défaite des hommes face à ce même PSG quelques jours plus tôt, les filles se devaient de venger leurs compatriotes. Montrant un beau visage pendant 85 minutes, la fin de partie a été digne d’une histoire d’Astérix, le DFCO Féminin s’inclinant finalement (0-2).


Emmeline Mainguy aura longtemps retardé l’échéance © Nicolas GOISQUE/NikoPhot

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La mission s’annonçait compliquée du côté des Poussots. Dans une confrontation déséquilibrée sur le papier, les coéquipières d’Alexia Trévisan accueillaient un adversaire en forme qui espérait vaincre en Bourgogne pour revenir à deux unités du leader lyonnais qui venait de s’imposer la veille sur le gros score de 7 buts à 1 en Gironde, face à Bordeaux. Pour le DFCO, le principal objectif était de réaliser une performance cohérente et de laisser le moins d’espaces possibles aux parisiennes qui ont souvent l’habitude de la possession du ballon. Les Bourguignonnes restent également sur une lourde défaite à Montpellier (J17, 4-1) et une élimination en Coupe de France face à Grenoble qui a forcément laissé des traces mentalement dans les esprits. Un autre paramètre important va entrer en compte, car la météo semble instable et de fortes bourrasques de vent sont à relever au niveau de la pelouse.

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Alexia Trévisan aura contré les assauts parisiens et distribué le ballon de belle manière tout au long de la partie © Nicolas GOISQUE/NikoPhot

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La partie débute de manière plutôt équilibrée, même si comme attendu, la possession bascule rapidement en faveur des visiteuses du jour. Quelques arrêts importants signés Emmeline Mainguy, permettent aux Dijonnaises de garder espoir au fil de la première mi-temps et d’accumuler un capital confiance pour se lancer dans quelques situations intéressantes. Pas assez inquiétantes dans le jeu, les rouges vont s’en remettre à inquiéter Katarzyna Kiedrzynek, la portière internationale polonaise du PSG, sur quelques coups de pied arrêtés. Mais là encore, l’imprécision est de mise et les assauts ne portent pas leurs fruits. Finalement, c’est se montrant solides et appliquées que les locales permettent à l’arbitre de siffler la mi-temps sous les applaudissements des Poussots sur un score inchangé (45′, 0-0).

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Les parisiennes exulteront en fin de partie, après une rude bataille sur les terres bourguignonnes © Nicolas GOISQUE/NikoPhot

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La deuxième mi-temps commence sur le même rythme que le premier acte. Mais de plus en plus l’écart de fraîcheur physique se fait sentir et Mainguy doit encore s’employer pour réaliser deux belles parades coup sur coup. Outre le vent, le critère pluie entre en compte et les sorties en touche et les imprécisions se font de plus en plus fréquentes. Il reste dix minutes au tableau d’affichage et l’on se met alors à rêver très sérieusement d’un résultat positif pour le DFCO Féminin. Mais les rouges reculent, semblent ne plus avoir de forces, et il ne faudra attendre que cinq minutes supplémentaires pour assister à l’ouverture du score du PSG Féminin sur une magnifique frappe d’Aminata Diallo qui récupère le cuir suite à un mauvais renvoi de la défense dijonnaise et ne se fait pas prier pour l’expulser au fond des filets (87′, 0-1).

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Olivier Echouafni, coach du PSG Féminin, ne s’attendait pas à souffir autant ce Dimanche dans la Cité des Ducs © Nicolas GOISQUE/NikoPhot

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Comme un symbole, le ciel tombe sur la tête du DFCO au sens figuré, comme au sens propre, puisque de nombreux grêlons font irruption sur les Poussots. Dans cette confusion générale, le PSG va doubler la mise, par l’intermédiaire de Sandy Baltimore (90’+2, 0-2) sur un exploit individuel. Anecdotique. L’arbitre siffle la fin du match et les 22 actrices rentrent aux vestiaires avec tout élément possible pour se protéger des grêlons persistants. Une fin de match complètement folle, digne d’une inspiration d’ Albert Uderzo et de son fidèle Astérix, mais cette fois ce sont les Romains qui ont vaincu les Gaulois. Par Toutatis !

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Après les buts c’est la grêle qui a fait mal aux têtes dijonnaises © Hervé OBRECHT/NikoPhot

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