JDA – ASVEL: MONUMENTAL!

Ecrit par Christophe GAVIGNET Le 28 janvier 2019 à 23:11

A l’aube de recevoir le leader villeurbannais, la prudence était de mise même si nous indiquions que l’on pouvait croire en l’exploit. Et exploit il y a eu! Au terme d’un match très électrique tant sur le parquet que dans les tribunes, ce sont les dijonnais qui ont sorti leur meilleur match de l’année et écrasé 94-77, une ASVEL qui, les fesses toutes rouges, a dû sortir les litres de Biafine sur le chemin du retour.

Pendant 20 minutes, la tension monte sur fond de match équilibré…

Dès le début de la rencontre on sent la très grosse soirée basket arriver. Dès les premières minutes, chaque équipe se répond coup sur coup et l’électricité gagne très vite les travées du Palais des Sports qui en vient très vite à s’emporter sur des coups de sifflets très discutables. En témoigne ce passage en force arbitré contre Ware alors que le petit flopping de Noua était davantage évident ou la faute invisible de Leloup peu de temps après. A une adresse insolente à 3 points des visiteurs et de Slaughter et Noua en particulier, la JDA répond par de belles pénétrations à l’image de Julien et Ware qui sont parfaitement rentrés dans la rencontre. Au bout du 1er quart-temps, le score, très serré, est de 19-15 en faveurs des rhodaniens. Dans un match qui monte en puissance au fil des minutes tout comme la température dans les travées du Palais, l’ASVEL va conserver son avantage de 4 unités, 36-40 à la pause. Mais il se passe quelque chose. Les dijonnais sont au rendez-vous dans l’état d’esprit, dans l’agressivité et le public déchaîné, à l’image de son équipe ne lâche rien. A l’injustice vraisemblable dans le traitement arbitral, le public répond par une pluie de sifflets pour accompagner les trois hommes en gris aux vestiaires. Ça gronde et ça annonce un orage terrible qui va s’abattre sur les hommes de Mitrovic qui au passage aurait pu se faire expulser à 10 reprises et n’aurait jamais dû terminer la rencontre sur le banc…

…avant que la JDA n’emporte tout dans une seconde mi-temps incroyable

Début du 3ème quart-temps: possession JDA. Ware marque à mi-distance sur un shoot dont lui seul à le secret. Dans une rencontre qui sent définitivement la poudre la passe d’arme entre le génial Hoslton et Kalnietis est le signe que non, l’ASVEL ne fera pas sa loi en terre dijonnaise. A chaque possession Villeurbannaise, le public gronde, siffle et petit à petit la communion prend définitivement forme avec les joueurs. Transcendés malgré le nombre incalculable de faute qui leur est sifflé, Ware va sonner la révolte en allant claquer un dunk énorme sur la tête du géant Ajinca. Dans la foulée, Holston vole le ballon à Ajinca et envoie Leloup en contre 43-42, puis bientôt 44-42 après que Mitrovic ait (enfin) pris une technique qu’il aura « réclamé » toute la rencontre. Ware, omniprésent rajoute deux points puis 3 points sur un and-one! 49-42 et une série de 12-2 pour la JDA! C’est du délire dans le Palais des Sports où il doit faire 60°C. Les Villeurbannais ne savent plus où ils habitent…et ce n’est pas finit! Si l’ASVEL réduit l’écart (49-44), Ware n’en pas terminé et en remet deux petits, 51-44! Lighty tente un rapprochement (51-46) et c’est là qu’Holston, avec un step-back exceptionnel envoie un énorme 3 points! (54-46) et plus gros écart du match cet instant. Mais dans une rencontre asphyxiante, rien n’est simple et sur de nouveaux lancer-francs, l’ASVEL revient à deux longueurs (54-52). Mais il était écrit que cette soirée serait dijonnaise. La JDA joue fort en défense et sur un rebond défensif rageur de Pearson, il est victime de la faute et va rentrer ses deux lancers francs. Ce match dingue voit Slaughter mettre un 3 points et remettre l’ASVEL à 1 point (56-55). C’est alors que Chassang sort de sa boîte pour mettre un « and one », 59-55! Dans la foulée, les arbitres rentrent de nouveaux en scène en refusant un panier analogue au même Chassang. Puis faute antisportive sifflée contre Loum et Villeurbanne revient à 3 points. Mais la rage, l’envie sont dijonnaises et sur les deux dernières minutes du 3ème quart-temps, Emegano, Pearson (après une anti-sportive contre l’ASVEL cette fois), Holston, Loum, permette à la JDA de passer un 11-4 à des visiteurs qui vont finir par prendre le bouillon. A 10 minutes du termes le score est de 70-60. Dans le dernier acte, c’est festival! L’Asvel se casse systématiquement les dents face sur la défense dijonnaise et en attaque des hommes de Legname vont être extraordinaires! Les 3 points de Loum et Ware en sont un symbole! Holston dans le dernier acte va continuer son festival et casser les reins de ses adversaires. Julien, Ware toujours stratosphériques participeront à la fête tout comme Emegano qui aura été précieux. L’écart continue de grimper, Mitrovic n’en renvient pas et ne pourra « qu’admirer » la supériorité dijonnaise. Dans un Palais en fusion, la Jeanne va s’amuser et faire totalement craquer une ASVEL qui repartira avec une belle valise…qui pour une fois n’était pas pleine de billets. Au final, à l’image de ses vignobles respectifs, il n’y a pas eu photo entre un vieux Côte du Rhône et un Bourgogne, hier soir Grand Cru.

Une équipe, un état d’esprit

Bien entendu, comment ne pas parler de chaque joueur. Comment ne pas évoquer un Ware en état de grâce et qui termine avec 25 points. Comment ne pas saluer la vista et l’adresse exceptionnelle d’un Holston qui termine avec 19 points et un incroyable 4/7 à 3 points. Comment ne pas saluer la performance du capitaine modèle, Julien qui y est allé de ses 13 points et 7 passes décisives. Comment ne pas remarquer la prestation d’un Emegano qui aura souvent fait des actions de classe et qui terminera avec 10 points. Comment ne pas être admiratif d’un Pearson qui est définitivement revenu au top (12 points et 6 rebonds). Comment ne pas applaudir l’activité dingue de Leloup, Loum et Chassang. Mais avant tout, comment ne pas s’émerveiller devant ce collectif qui a encore fait toute la différence. Chacun avait la rage, s’encourageait, se battait. Ce groupe ne faisait définitivement qu’un et avait fait oublier les écarts de budget et l’absence de kinsey.

Equipe : « Ensemble de personnes travaillant à une même tâche » (source Larousse). Oui, la JDA est une équipe, une très belle équipe et hier soir, dans son antre, elle a travaillé à une même tâche. Celle de réaliser l’impossible. Celle de faire vivre des soirées comme seul le sport en général et le basket en particulier peuvent vous en faire vivre. Celle de rendre un rêve réalité, celle de se surpasser et de renverser un adversaire, un leader, qui était a priori bien plus fort. Cette JDA a, encore une fois, fait évanouir tous les a priori et donné ses lettres de noblesses au basket et au sport!

 

Classement, résultats, news, calendrier, effectif... toute l’info de la JDA Dijon sur la page du club !

 

Commentez cet article