DFCO-MHSC : Un bon nul pour la première de Kombouaré.

Ecrit par Bastien Cordier Le 14 janvier 2019 à 12:32

Pour son premier match à la tête du Dijon Football Côte d’Or, Antoine Kombouaré s’est satisfait du match nul concédé par son équipe face à Montpellier hier soir (1-1). Si l’animation offensive a été de meilleure qualité, le DFCO a eu du mal à concrétiser et est resté encore bien trop friable derrière. Néanmoins, les joueurs de Kombouaré ont signé une copie intéressante, synonyme d’espoir.

Montpellier domine les débats

Florent Mollet a réalisé un bon match pour son retour à Dijon et a participé à la dangerosité offensive des Montpelliérains. © Nicolas GOISQUE / NikoPhot

Les supporters nourrissaient beaucoup d’espoir avant le match et attendaient une réaction de leur équipe sous le premier match de l’ère Kombouaré. Alors que les Lingon’s Boys déployaient une banderole remerciant justement Olivier Dall’Oglio pour le travail accompli, Kwon allume la première mèche mais l’ancien portier dijonnais Benjamin Lecomte sort trop rapidement (5′). Jordan Marié tentera ensuite sa chance aux 20 mètres et sa frappe aux multiples rebonds déstabilise le gardien montpelliérain qui ne fait que repousser (8′). Le corner qui suit ne donnera rien. Durant les dix premières minutes, Bobby Allain n’aura pas grand chose à faire. Cependant, ce seront bien les joueurs du MHSC qui se procureront l’occasion la plus chaude ! Sur un corner tiré par Mollet, Yambéré rate son dégagement et envoie la balle sur son propre poteau (13′). Dijon a eu chaud mais repart de l’avant. Les frappes lointaines se succèdent, et, après que Said ait été repris aux abords de la surface par Mendes, Abeid tente une belle volée qui sera repoussée du pied par Lecomte (26′) alors que Marié ne parviendra pas à accrocher le cadre (28′). S’en suivra alors le « Allain Show ». Sur un centre, la tête de Mollet va trouver la barre, Skuletic suit bien mais Allain se relève très et, tel un félin, se saisit de la balle en plein vol sur sa ligne (30′). Dans le même temps, Delort puis Skuletic une nouvelle fois vont envoyer de lourdes frappes que le portier dijonnais va repousser (35′, 38′). Le public souffle de soulagement tandis qu’Allain continue de montrer tout son talent. Dijon tentera une dernière fois mais Kwon ne parviendra pas à redresser le centre d’Haddadi. Le ballon viendra mourir dans le petit filet (44′).

De bonnes volontés offensives.

Kwon aura été remuant hier soir et aura apporté le danger devant. © Nicolas GOISQUE / NikoPhot

Au retour des vestiaires, ce sera une nouvelle fois le Sud-Coréen qui va s’illustrer. Il n’est pas loin de tromper toute la défense montpelliéraine mais sa frappe sera trop sur Lecomte qui pourra s’en saisir sans mal (48′). Peu de temps après, le public aura enfin l’occasion d’exulter. Au terme d’un beau mouvement collectif dans lequel Tavares, après un bon travail, aura servi Marié en retrait, Said, trouvé par le milieu dijonnais seul sur le côté gauche, enroule parfaitement sa frappe côté opposé (1-0, 55′) ! Dijon prend les commandes, mais pour trop peu de temps. Sur un centre venue de la gauche d’Andy Delort, après un coup-franc joué rapidement, laissé tout à fait seul, Damien Le Tallec prend tout son temps pour ajuster Allain (1-1, 60′). Dijon repart tout de même à l’abordage avec une frappe de Chafik bien captée par Lecomte (62′). La défense héraultaise aura un gros coup de chaud lorsque la frappe de Sais aux neuf mètres sera une première fois sortie par Lecomte, puis, lorsque le cuir reviendra dans les pieds de Tavares qui sera contrée in extremis par Hilton (76′). Montpellier finit mieux la rencontre. Il faudra un bon retour d’Abeid dans les pieds de Camara avant qu’Allain soit sorti dans les pieds de Skuletic (88′). les deux équipes poussent pour s’adjuger les débats, et malgré plusieurs dernières tentatives, les deux équipes repartiront dos-à-dos. Antoine Kombouaré a ainsi pu se rendre compte du travail à effectuer avec son équipe face à une formation héraultaise dans le haut de tableau de notre championnat. Un bon nul qui peut satisfaire justement le coach ainsi que ses hommes.

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