Basketball Champions League : La JDA si proche d’une remontada…

 

Face à une équipe espagnole de Fuenlabrada,  dont nous avions vanté les qualités tant individuelles  que collectives, la JDA est passée tout près de l’exploit et d’une remontée de 13 points d’écart au début du 4ème quart temps. Après Bourg, une nouvelle défaite de quelques points (85-87)… Mais si la conclusion est similaire, le scénario et les enseignements sont très différents.

 

Francisco Cruz a été l’un des acteurs du succès espagnol © Nicolas GOISQUE/NikoPhot

Du 1er au 3ème quart temps, une leçon à l’espagnole

Sur le début de match, la JDA part sur de bons rails, notamment grâce à un Abdoulaye Loum dans les bons coups et qui sait rapidement donner un avantage de 3 points après 2 minutes de jeu (7-4).

Face à l’armada espagnole et ses gâchettes comme Cruz ou Popovic, la Jeanne a du répondant et reste au contact. Malgré des premières pertes de balles quelques peu dommageables, une interception d’Obi Emegano permet à la JDA de rester à 5 points de son adversaire (21-26 à la fin du premier acte).

La fin du deuxième quart temps est le temps de la désillusion. Alors que la JDA est revenue à égalité puis est restée au contact grâce notamment à deux belles actions de Leloup et Holston (35-37),

Marko Popovic ici face à Gavin Ware a montré qu’il avait de très beaux restes © Nicolas GOISQUE/NikoPhot

Fuenlabrada réalise le hold-up parfait en scorant, entre autres, à deux reprises à 3 points dont un au buzzer…36-47 pour les Espagnols soit un écart de 9 pts à la mi-temps alors que le jeu était plutôt équilibré. A la mi-temps, Alexandre Chassang confessait  au micro de Canal + sport la nécessité de mieux défendre « 46pts à la mi-temps ça n’est pas dans nos standards » et d’être plus réalistes en attaque.

Si les dijonnais ont conscience de leurs défaillances, le 3ème quart temps va être à l’image de la première mi-temps : une JDA volontaire mais trop brouillonne qui se heurte à des Espagnols qui gagnent nombre de rebonds offensifs et crucifient la JDA à 3pts. Julien et ses coéquipiers tentent de maintenir la JDA e dans la roue d’une équipe qui s’apprête à conclure le match tranquillement…   -11 à la fin du 3ème (55-66)

 

, Alexandre Chassang a réalisé un très bon match côté Dijon © Nicolas GOISQUE/NikoPhot

4ème quart temps : l’esprit JDA

Après 30 minutes de jeu, l’équipe est fatiguée, les visages inquiets et à 8 joueurs, sans Ryan Pearson qui n’aura pas pris part à la rencontre, on aurait  pu craindre le pire. N’importe quelle équipe aurait sombré, aurait pensé au match d’après. Oui mais voilà, cette JDA, comme depuis quelques années a du cœur et se bat jusqu’au bout. L’ADN du club a déteint sur le 4ème quart temps !

Les cadres se sont réveillés : Holston, Julien et Leloup  y sont allés de leurs exploits individuels en usant notamment de percussion dans la raquette comme l’a réclamé Laurent Legname, avant ce dernier acte (Canal + sport) . Chassang, impérial au rebond et en attaque a continué de produire son effort et la JDA revient! La JDA fait douter des Espagnols qui ne retrouvent pas leur adresse habituelle.

Le Palais y croit, les joueurs se transcendent et cette remontée improbable prend de l’épaisseur au fil des minutes. Après un nouveau panier à 3points d’un Julien déchainé, la JDA recolle à une longueur (85-86). D’une défaite annoncée tout le groupe se met à croire à la victoire.

 

 

Axel Julien, ici face à Francisco Cruz a mis le feu au 4ème quart temps © Nicolas GOISQUE/NikoPhot

A 11’’ du terme, les Espagnols, avec un petit point d’avance donc, sont à l’attaque : shoot ou passe complètement raté ? Peu importe, les arbitres sifflent finalement, devant un Legname rageur, une poussette d’Arnold. Deux lancers à suivre. Le premier est réussi, le second échoue sur le cercle. 10’’, Julien mène l’attaque avec la possibilité soit d’égaliser et d’amener la JDA en prolongation soit de tenter le 3pts de la victoire. Après une belle remontée, il sert Arnold qui, seul à 3 points, rate complètement son tir, son ballon ne touchant même pas le cercle. C’est terminé et la JDA s’incline de deux petits points, 85-87.

Arnold, dont la forme est très commentée chez les supporteurs aurait pu devenir le héros d’un soir. Il n’en sera malheureusement rien, occultant au passage ses 5 passes décisives.

Laurent Legname y aura cru © Nicolas GOISQUE/NikoPhot

Surtout, l’explication de cette défaite se trouve davantage dans les rebonds offensifs : Fuenlabrada en aura captés 14 contre 5 pour la JDA et aura marqué 14 points ses deuxièmes chances, tout est dit…La JDA n’aura passé qu’un peu plus de deux minutes en tête dans ce match, trop peu pour espérer contrôler son sujet et l’emporter face à une telle équipe.

Nous pourrions retenir que la JDA, comme à Bamberg, échoue encore d’un rien face à un cador européen. Il faut davantage retenir que cette équipe a prouvé qu’elle avait du cœur et qu’elle ne se laissera jamais dompter facilement.

Parler d’une défaite en forme de victoire est difficile, d’autant que la série de défaites n’incite guère à l’optimisme. Et pourtant, du staff aux joueurs, cette équipe a prouvé qu’elle savait se mettre à un niveau européen.

Robert Arnold aurait pu donner la victoire, mail il est très en difficulté depuis le début de saison © Nicolas GOISQUE/NikoPhot

La montée en puissance de certaines recrues à l’image d’un Chassang intenable des deux côtés du terrain est par ailleurs très encourageante pour la suite. 

La suite ? Passer dès ce samedi d’un leader européen au dernier de Jeep Elite. Loin d’être gagnée d’avance, cette rencontre face aux sharks d’Antibes  aura tout d’un match piège dont les dijonnais devront impérativement se sortir.  Gommer certaines carences tout en gardant l’état d’esprit, tel va être le mot d’ordre du groupe afin d’engranger de nouveau des points et se voir récompensé de ses efforts.

 

 

 

 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

 

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.