Bordeaux-DHC : Les Ducs musellent les Boxers

Ce dimanche Dijon se rendait à Bordeaux pour la 5ème journée de Ligue Magnus. Un duel entre des Dijonnais en difficulté en ce début de saison ( 1 victoire en prolongations et 3 défaites) et des Bordelais 1er du classement ex-aequo et encore invaincu. Défait à domicile face à Epinal en étant passé à côté d’une bonne partie de son match, le DHC est arrivé avec le couteau entre les dents et a livré son match référence en s’imposant 0-3 sur la glace de Mériadeck !

 

Malgré l'absence de son capitaine Benoit Quessandier, la défense a fait le travail © Nicolas Goisque
Malgré l’absence de son capitaine Benoit Quessandier, la défense a fait le travail © Nicolas Goisque

Les Ducs opportunistes

Le match commence timidement, les deux équipes se craignent et on a le droit à un round d’observation. Dijon presse haut et bien en ce début de match sans pour autant prendre de risque. Bordeaux s’installe en zone offensive mais les phases de possessions locales sont stériles. Les blocs bourguignons défendent proprement et intelligemment. Face à cette défense bien regroupée, des tirs de loin sont pris mais Buysse n’est pas inquiété. L’occasion la plus dangereuse survient justement sur une contre-attaque. Alors que le palet était en zone offensive dijonnaise, récupération de palet, changement d’aile rapide, passe dans l’axe pour Valier tirant à bout portant : Buysse sort un super arrêt et annonce la couleur. Côté dijonnais on continue de s’occuper de bien défendre tout en contre attaquant à l’occasion. 10’25 de jeu, un Bordelais jette le puck en fond de glace, Buysse sort pour dégager mais dégage en dehors de la patinoire. L’arbitre siffle pénalité contre ce-dernier et c’est Franzino qui rejoint le banc des prisonniers à sa place. À ce moment de la rencontre, on se dit qu’elle est peut-être ici la première erreur dijonnaise.

Pourtant, pas le temps d’installer le power play côté boxers qu’une mauvaise passe permet à Patrick White de partir seul au but s’offrir un duel avec Ylonen. L’attaquant américain transforme cette occasion, s’offre son premier but de la saison et ouvre le score pour son équipe ! (0-1 ; 10’45) Derrière le but, la seule occasion locale sera un  tir puissant de Charland, que Buysse repoussera du bouclier, avant que la pénalité ne soit tuée. Bordeaux essaye de revenir vite dans le match mais beaucoup d’imprécisions les empêchent d’inquiéter le mur visiteur. À 7 minutes de la pause une tentative bordelaise trouvera néanmoins le montant de la cage. Si les locaux essayent de mettre de plus en plus d’intensité, une pénalité pour Surnombre vient stopper leur élan (Esipov ; 14’18). Le power play dijonnais s’installe, jusqu’à ce que White rejoigne le banc des prisonniers (14’51 ; pour Faire trébucher) On est donc à 4 de part et d’autre sur la glace. Cela profite aux Boxers qui ne passe pas loin de l’égalisation. Desrosiers se retrouve seul sur la droite de la glace face à Buysse une nouvelle fois impérial, l’attaquant bordelais essaye de récupérer le palet mais Maher le retient : nouvelle pénalité appelée contre Dijon (15’24). Si à ce moment là, on pouvait s’inquiéter quant à une éventuelle égalisation, c’était sans compter sur la défense de feu des troupes de Jonathan Paredes. Même lors du temps à 5 contre 3, aucun danger. Une défense intelligente et plusieurs interceptions permettent de revenir à 5 comme si ce fut une formalité. Au final, 13 tirs à 5 pour Bordeaux, 0-1 pour Dijon.

 

On a pu voir sur la glace de Mériadeck que le système mis en place par Jonathan Paredes et Morgan Persson a parfaitement fonctionné © Nicolas Goisque
On a pu voir sur la glace de Mériadeck que le système mis en place par Jonathan Paredes et Morgan Persson a parfaitement fonctionné © Nicolas Goisque

La meilleur défense, c’est la défense !

Le second tiers commence comme le précédent. On assiste presque à une attaque-défense. Dijon met beaucoup d’impact dans les duels et attend patiemment l’occasion de contre-attaquer. De l’autre côté, les Boxers ont certes davantage le puck, mais sont les plus brouillons et les moins sereins sur la glace. Peu voire pas d’occasions en ce début de tiers. Lors d’une action dijonnaise, White prend une nouvelle fois 2 minutes pour Coup de poing (26’33). L’occasion pour les Bordelais de mettre un peu plus d’intensité dans la rencontre et d’aller chercher l’égalisation. Le power play s’installe, le palet circule bien pour l’une des premières fois de la rencontre côté local, Kara placé devant la cage reçoit une belle passe mais tire à côté de la cage.

Les coéquipiers de ce-dernier n’auront pas d’autres chances d’égaliser durant cette supériorité. Non seulement le DHC défend bien, mais il joue sa carte à jouer offensivement. Bordeaux est un peu amorphe, les Ducs essayent donc d’en profiter. Petite prise de bec entre Metais et Dusseau, le jeu va donc continuer en 4 contre 4 pendant 2 minutes (30’15). Le puck se balade sur la glace sans vraiment être exploité. À la toute fin du 4 contre 4, Esipov part en direction du but dijonnais au duel avec un défenseur, ce-dernier est bien tenu et se dirige donc vers l’arrière de la cage mais au dernier moment passe en arrière pour Valier, seul, reprenant à bout portant : à nouveau un énorme arrêt de Buysse. Revenus à 5, les Ducs recommencent leur très bon pressing effectué depuis le début du match. On sent que le discours est passé après la défaite d’Epinal et que les joueurs ont à cœur de ramener la victoire avant de revenir à Trimolet. Ce pressing, il va payer ! Alors qu’un dégagement dijonnais avait amené le palet en fond de glace, Ylonen sort de sa cage, donne le puck à son défenseur de l’autre côté, ce-dernier se redirige vers la cage mais perd le palet et laisse Julien Laplace, présent au pressing, marquer dans le but vide (0-2 ; 37’03). Coup de froid à Mériadeck ! Buysse, à 30 secondes de la fin, sortira un nouvel arrêt extraordinaire devant Terrier pour assurer ce break à son équipe. Le bilan de ce tiers pour le DHC ? 3 tirs 1 but.

 

Buysse a signé ce soir son 10ème blanchissage en Ligue Magnus © Nicolas GOISQUE/NikoPhot
Buysse a signé ce soir son 10ème blanchissage en Ligue Magnus © Nicolas GOISQUE/NikoPhot

Buysse homme du match

Suite à une pénalité de Silvenoinnen pour Accrocher en fin de second tiers, Dijon commence la dernière manche à 4. Là encore, très bonne défense dijonnaise. Bordeaux va se retrouver une nouvelle fois en supériorité numérique rapidement puisque Melin va prendre 2 minute (42’53). Un attaquant bordelais charge le gardien, Melin se jette sur le joueur, l’arbitre envoie ce-dernier en prison. Dijon joue avec beaucoup d’intelligence et profite bien de la grande glace bordelaise pour gagner du temps.

Les Ducs dictent un faux rythme en défendant  tantôt très haut, tantôt très bas et en commettant pas mal de dégagements interdits. Côté bordelais on commence à s’agacer, Kara rejoint le banc des prisonniers pour une faute sur Buysse ((46’43). Pas le temps d’en profiter que Jensen de l’autre côté prend également une pénalité pour une action presque similaire (46’56). De nouveau en 4 contre 4, des fenêtres de tirs s’ouvrent pour les Boxers. Janil à la bleue, Tarantino dans le slot … plusieurs tentatives qui rejoignent la mitaine de Buysse. Le cerbère bourguignon est imbattable ce soir, même lors d’une belle combinaison bordelaise, Charland prend un tir complètement ouvert, avant de regarder impuissant, le portier des Ducs sortir un arrêt d’un autre monde. Lui qui avait commis une petite erreur lors du match face à Epinal malgré un bon match de sa part, a décidé ce soir que rien ne rentrerait. Deux pénalités contre Kolba puis Edwards (51’34 puis 53’31) permettent aux Boxers d’avoir un gros temps fort. Pas suffisant. Buysse est partout et a en face de lui une défense bagarreuse et intelligente. Le bémol de la rencontre il arrivera quelques secondes avant la fin du match. Jensen à proximité de la bande se fait rentrer dedans violemment par Terrier et prend un coup de genou. L’arbitre ne siffle rien tandis que Jensen reste de longues secondes au sol. Après discussions avec ses collègues, l’arbitre décide de siffler une pénalité de match contre le Boxer. Jensen sortira de la glace porté par deux de ses coéquipiers. Il reste à espérer que ce soit sans gravité. Les Ducs vont tranquillement géré ce power play. Philippe Bozon appellera Ylonen à sortir de sa cage, Maher punit immédiatement : ça fait 0-3 ! (59’28)

 

Les Dijonnais ont livré ce soir un gros match avant de revenir à la maison mardi. La défense a été solide et s’est battue du début à la fin, emmenée par un Henri-Corentin Buysse des grands soirs. Le match a été géré intelligemment, tel un prédateur le DHC a patiemment attendu dans ce match que l’occasion de porter le coup de griffe se présente. Au final, en totalisant seulement 10 petits tirs (seulement 2 dans le dernier !) contre 32 de l’autre côté, les Ducs font tomber l’invincibilité bordelaise. Faire chuter les leaders va commencer à devenir une spécialité du côté de la Bourgogne ! Cette victoire est une très bonne opération sur le plan comptable puisque Dijon recolle au peloton avec 5 points. Le prochain match c’est ce mardi face à Nice, à Trimolet ! Coup d’envoi 20h !

 

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