Le Stade Balayé à Gennevilliers

Ecrit par Nicolas Goisque Le 23 février 2016 à 19:42

En déplacement à Gennevilliers sur la pelouse d’un concurrent direct pour les places en phases finales, le Stade Dijonnais n’aura fait illusion qu’un quart d’heure avant d’exploser complètement. Inquiétant quand on savait l’importance de la rencontre. Fâcheux surtout car cette défaite fait reculer Dijon à la quatrième place, à 4 longueurs de son adversaire du jour et compromet donc les chances de bien se placer à la fin de la phase régulière.

 

Laurent Bonventre reconnaissait la supériorité de Gennevilliers © Nicolas GOISQUE/archives

Laurent Bonventre reconnaissait la supériorité de Gennevilliers © Nicolas GOISQUE/archives

« Il faut reconnaître que cette équipe de Gennevilliers a joué à la perfection avec les conditions et  les ingrédients qui font qu’eux ont avancé et nous subi. On a eu 15 bonnes minutes et quelques relents de rebellion mais il manquait malgré tout de l’engagement dans les duels,dans les rucks.  Je pense que Gennevilliers a fait un très bon match,mettant beaucoup de volonte pour nous faire déjouer. le club attend une réaction contre Arras samedi. Il faudra montrer fierté et ambitions » reconnaissait sportif et déçu Laurent Bonventre après la défaite

 

 

 

Une entame correcte puis… 

Dijon a été dominé dans l'engagement et l'agressivité © Nicolas GOISQUE/archives

Dijon a été dominé dans l’engagement et l’agressivité © Nicolas GOISQUE/archives

Les Dijonnais montre quelques velléités en ce début de rencontre et Rabago débloque le score dès la 4 ème minute sur une pénalité excentré. Son homologue gennevillois réplique dans la foulée avant que l’ouvreur dijonnais ne claque un drop lointain (3-6, 11′). Jusque là, il n’y a pas grand chose à dire. Mais les choses se compliquent sérieusement en 5 minutes au quart d’heure de jeu. Après l’égalisation de Lamonzie sur pénalité Les locaux plantent deux essais coup sur coup d’abord par Albertini puis par l’impeccable ouvreur Lamonzie suite à une action de 80 m. Au delà de ces deux essais, on est surpris de l’absence défensive stadiste sur ces actions avec un mélange de naïveté et de manque d’agressivité leur faisant rater de nombreux plaquages sur la relance gennevilloise (6-18,19′). Manquant cruellement d’engagement le 8 dijonnais est malmené par son homologue insolent de supériorité. La blessure de Mercey, n’arrange rien et Dijon plie une troisième fois sur une poussée collective locale suivant une pénaltouche juste avant la pause (25-6, 40′). La chose est bien mal embarquée.

 

Trapet et Dijon ont parfois semblé spectateurs ! © Nicolas GOISQUE /archives

Trapet et Dijon ont parfois semblé spectateurs ! © Nicolas GOISQUE /archives

Le calice jusqu’au bout

On suppose que les coéquipiers d’Arvouet on dû se faire bouger durant la pause et l’on attendant enfin du répondant, complètement absent lors des 40 minutes initiales. Alors certes Dijon y met un peu plus d’allant mais l’agressivité est côté gennivillois et la réaction stadiste restera stérile. Comme pour enfoncer le clou, ce seront les locaux qui feront encore grimper le score même s’ils passeront plus de temps dans leur camps que dans celui de l’adversaire durant ce second acte. Une nouvelle pénalité de Lamonzie et surtout un nouvel essai incroyable en fin de match de Kemmas face à une nouvelle défense aux abonnés absents donnent ainsi à la défaite dijonnaise un air prononcé de déroute (5-36, 80′). Dijon doit effectivement réagir mais surtout montrer un tout autre caractère pour ne pas connaître de cruelles désillusions.

 

 

 

Classement, résultats, news, calendrier, effectif... toute l’info du Stade Dijonnais sur la page du club !

 

Commentez cet article