DFCO Féminin – Rouvroy (0-2) : Dominer n’est pas gagner

Ecrit par Kevin Petit Le 13 avril 2015 à 00:41

Deux semaines après sa victoire face à l’AS Nancy Lorraine, le DFCO Féminin voulait enchaîner à domicile face à Rouvroy pour le compte de la 18e journée de deuxième division. Malgré une nette domination des filles de Samuel Riscagli, les Dijonnaises se sont inclinées sur leur terrain face aux Nordistes qui ont été ultra efficaces.

 

Laura Bouillot s'est créé plusieurs situations sans succès (Nicolas GOISQUE/archives)

Laura Bouillot s’est créé plusieurs situations sans succès (Nicolas GOISQUE/archives)

Comme le dit l’expression : « dominer n’est pas gagner ». Cela s’est vérifié dans cette rencontre opposant le DFCO Féminin à Rouvroy. Du début à la fin, les protégées de Samuel Riscagli ont été au-dessus de leur adversaire.

Leçon de réalisme

Que ce soit dans la maîtrise du ballon, la capacité d’élimination ou encore le jeu au sol, le DFCO s’est montré meilleur. Même si tous les ingrédients étaient présents, le plus important était absent : l’efficacité. Tout l’inverse des Rouvroysiennes qui ont su mettre leurs deux seules occasions au fond. Une leçon d’efficacité des Nordistes qui leur permet de prendre des points importants dans l’optique du maintien. Le DFCO ne pourra que regretter les nombreuses occasions vendangées.

Domination totale

Dès l’entame de la rencontre, les Bourguignonnes veulent imposer leur jeu et se placent très haut sur le terrain. Les Côte-d’Oriennes mettent du rythme et se trouvent facilement dans la partie de terrain adverse. Une facilité dans les transmissions qui leur permet de se libérer du marquage et de passer dans le dos dans la défense. Une domination qui aurait pu se montrer payante plus rapidement si Laura Bouillot avait remporté son face-à-face contre Julie Pruvost (0-0, 7’).

Léa Massibot a du s'incliner à deux reprises mais a aussi sauvé des balles de 3-0 (Nicolas GOISQUE/archives)

Léa Massibot a duûs’incliner à deux reprises mais a aussi sauvé des balles de 3-0 (Nicolas GOISQUE/archives)

Les visiteuses subissent et ne parviennent pas à mettre le pied sur le ballon. Cependant, la réussite est de leur côté et sur un long ballon anodin, la défense dijonnaise s’endort. Ludivine Bultel en profite et glisse le ballon sous les jambes de Léa Massibot pour ouvrir le score (0-1, 14’). Une ouverture qui intervient contre le cours du jeu. Ce but fait mal à Dijon qui perd sa maîtrise et son assurance technique. Les Bourguignonnes arrivent tout de même à s’approcher du but nordiste sans pour autant se montrer véritablement dangereuses (17’, 28’, 46’).

Manque d’efficacité

Sonnées par cette ouverture du score, les Côte-d’Oriennes démarrent le second acte avec cette même envie d’accélérer et de marquer. Des intentions qui se matérialisent par des occasions franches. En trois minutes, Dijon s’est procuré trois grosses situations dont deux à mettre à l’actif de Laura Bouillot. Sa première frappe atterrit sur la barre transversale alors que la deuxième n’est pas cadrée (50’, 51’). Derrière Lindsay Derré prend sa chance aux 20 mètres mais Pruvost se couche parfaitement (52’). Mais comme en première période, les Dijonnaises se font surprendre. À la suite d’un beau une-deux avec Amandine Towner, Ludivine Bultel vient battre Léa Massibot pour la deuxième fois (0-2, 54’). Le scénario de la première période se répète à l’identique en seconde. Les vagues bourguignonnes déferlent sur la défense nordiste sans pour autant trouver la faille (55’, 66’, 71’, 74’, 76’, 81’, 82’, 89’). Dijon tente le tout pour le tout et se découvre, laissant des possibilités de contre aux Rouvroysiennes. Les visiteuses auraient pu également inscrire le troisième but mais à chaque Léa Massibot était à la parade (65’, 80’, 92’). Le manque d’efficacité a couté la victoire au DFCO qui continue son grand chelem d’équipe Ch’ti, les Dijonnaises se déplaceront à Lillers le week-end prochain.

Sam Riscagli sort frustré de cette confrontation (Nicolas GOISQUE/archives)

Sam Riscagli sort frustré de cette confrontation (Nicolas GOISQUE/archives)

Réaction de Samuel Riscagli (entraîneur du DFCO Féminin) :

« On est frustrés parce qu’on a manqué de justesse technique notamment dans la dernière passe et dans la zone de vérité. C’était un match à sens unique, l’adversaire a deux occasions il met deux buts. Lui a été efficace, nous on n’a pas su l’être. Le haut niveau se joue sur des détails et quand on n’est pas capable d’être efficace et bien on le paye cash. Sur le plan du jeu, je n’ai pas grand-chose à reprocher aux filles. On a vu des choses plutôt intéressantes notamment dans les combinaisons de jeu à deux ou à trois. L’état d’esprit elles l’ont. Elles l’ont encore prouvé, elles n’ont rien lâché jusqu’au bout. Sauf qu’il faut se montrer plus lucides et plus patientes. On a voulu forcer le verrou trop vite et parfois de manière non coordonnée. Il aurait fallu plus insister sur la largeur pour ouvrir davantage le bloc adverse qui était assez dense, passer entre les intervalles et se créer des occasions encore plus franches ».

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