Vincent Lauvergne : « la Mil Kil, un rite initiatique ! »

Ecrit par Nicolas Goisque Le 4 juillet 2014 à 07:48

A 38 ans, le coureur à pied Vincent Lauvergne (Association des Coureurs sur Route de Dijon) a touché son Graal. Depuis 8 ans trottait dans un coin de sa tête le désir de traverser la France en courant sur l’épreuve de la ‘Mil Kil’ entre St-Malo et Sète. Vincent Lauvergne a réalisé son rêve la semaine dernière en courant l’épreuve pour des associations caritatives. Il nous raconte sa passion de la course à pieds et sa Mil Kil 2014.

Vincent Lauvergne, ici sur le trail du Tacot à Gevrey (photo Nicolas Goisque).

« Je cours depuis l’âge de 14 ans, pour me faire plaisir, découvrir des paysages. Je me moque du résultat. Bien que souvent décrié dans mes manières de me préparer et d’aborder mes objectifs, je continue sans cesse de répéter à tous mes délateurs que je ne cours que pour le plaisir. Au fil du temps, vers 20 ans quand j’ai arrêté de fumer. Courir est devenu comme une drogue, mais c’est d’abord une véritable passion. »

La Mil Kil, pourquoi ce défi ?

« Ça fait déjà 8 ans que je me prépare mentalement et physiquement à affronter cette aventure unique. Pas de prime à gagner ni de coupe miroitante. Le seul trophée est l’estime de soi. Quelle meilleure façon alors d’explorer ses limites tout en découvrant notre pays. Entre 8 à 12 jours coupé du monde, loin du tumulte et de la pression de la vie quotidienne. En plus, il est devenu au fil du temps important pour moi de courir pour d’autres qui n’ont pas la chance de pouvoir le faire, c’est une motivation et une source d’énergie supplémentaires. Là je courais pour deux associations : ‘je cours pour Lou’ et ‘Imagine for Margo’ ! »

Un rite Initiatique

Vincent Lauvergne passe la ligne des Mil Kil 2014 ! (photo organisation MK).

« J’ai vécu cette Mil Kil un peu comme un rite initiatique entre l’adolescence et le monde adulte. Semblable à une quête spirituelle, nous échangions et partagions nos valeurs et expériences avec ce petit groupe de coureurs ainsi qu’avec d’autres personnes rencontrées sur les routes et villages traversés. Mon seul objectif était de rejoindre ces 2 villes en oubliant toute notion de chrono… De nombreuses personnes avec lesquelles j’ai échangé quelques mots lors de ce voyage ne réalisaient pas trop la distance à parcourir. Je ne pense pas avoir réalisé un exploit, bien que j’ai douté jusqu’à la fin de mes capacités, je savais en même temps que j’en étais capable. »

Soutenu par mes amis et la pensée des enfants

« J’avançais chaque jour grâce au soutien de mes amis m’envoyant des SMS ou m’appelant, mais le plus important c’était l’image du courage de la petite Lou qui m’habitait. Alors comment seulement entrevoir de renoncer malgré les douleurs passagères ou récurrentes. J’avançais donc le regard porté vers l’horizon et n’écoutant que le courage de ces enfants luttant chaque jour pour survivre. »

La devise de la ‘Mil Kil est’: « Soyons réaliste, Tentons l’impossible » ! Une devise que Vincent Lauvergne a fait sienne durant 11 jours, 11 heures et 17 minutes. « J’en ressors transcendé, ça me fait oublier tout ce que j’ai fait avant et en même temps cela me parait naturel. » Il a déjà l’esprit tourné vers de nouvelles aventures : la ‘Mythique’ qui est une course sur route entre Belvès et Millau, et la Diagonale des fous en 2015 à la Réunion avec la Team Solidai’ Run (Amandine Roux, Sébastien Bonnot et Guillaume Charbonneau).

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