P. Terzi présente le colloque Wattbike au CREPS de Dijon

Ecrit par Nicolas Goisque Le 27 mars 2013 à 02:00

Pierre Terzi, ancien entraîneur du Cercle Dijon Bourgogne et préparateur physique de l’équipe de France féminine de handball championne du monde en 2003, travaille depuis de longues années au CREPS de Mirande. C’est dans ce cadre qu’il organise ce vendredi, un colloque sur  le wattbike, un appareil très intéressant pour la préparation physique et bien d’autres domaines. DIJON-SPORTnews.fr l’a rencontré pour en savoir plus…

Pierre Terzi, ici à côté de sa fille Léa, a entraîné le Cercle Dijon Bourgogne (photo : Nicolas Goisque).

DIJON-SPORTnews.fr : Bonjour Pierre, le public te connait pour ton passage au Cercle Dijon Bourgogne (1) et auprès de l’équipe de France de 2002 à 2004. Parle-nous de ton activité professionnelle ?

Pierre Terzi : « Je suis professeur de sport au CREPS, ou plutôt conseiller technique et pédagogique du ministère jeunesse et sport. Nous n’avons pas vocation à enseigner l’éducation physique mais à entraîner des athlètes et à former des cadres. Je forme les éducateurs sportifs pour les clubs de remise en forme du Dijonnais et de l’inter-régions Centre-Est. J’ai quelques missions de préparation physique, pour mettre en place des colloques ou pour participer avec des collègues, notamment Frédéric Duclos, à quelques actions de formation. Et j’ai un regard logistique sur les 5 salles de préparation physique du CREPS qui servent à l’entraînement et à la préparation des athlètes des Pôles. »

DSn : CREPS, qu’est ce que ça signifie, et qu’y fait-on ?

PT : « Le sigle du CREPS a évolué. Dans les années 70, cela s’appelait Centre Régional d’Éducation Physique et Sportive, puis, Centre Régional d’Éducation Populaire et Sportive, et maintenant, Centre de Ressource et d’Expertise à la Performance Sportive et ça risque de changer encore, mais je ne veux pas dévoiler de secrets… Les missions du CREPS sont la formation de cadres et d’éducateurs, l’accueil des sportifs, et l’entraînement et la préparation des athlètes de haut niveau avec les Pôles. Il y en a 14 actuellement, et peut-être 3 ou 4 à venir… »

DSN : Tu organises un colloque le 29 mars prochain, de quoi s’agit-il ?

Pierre Terzi présentera le wattbike lors de son colloque (photo : crossfitsouthie.com)

PT: « C’est un colloque autour d’un appareil, le wattbike, que j’ai découvert il y a deux ans et que j’ai réussi à implanter au CREPS. Cet outil nous donne satisfaction. Mon contact dans cette société, outre le directeur, Thierry Louvet, c’est Bertrand Vecten, médaillé d’argent aux Jeux d’Atlanta en aviron. Il s’est reconverti dans le technico-commercial. A l’occasion d’un stage à Birmingham sur le wattbike, j’ai vu les possibilités énormes de cet outil pour les entraîneurs de cycles ou d’ergo-cycles, les cyclistes, les triathlètes, et tous les sportifs utilisant le vélo pour leur préparation. Il est également très intéressant pour les médecins, rééducateurs, kinésithérapeutes, coachs de remise en forme et de fitness. Il permet d’accompagner des personnes  en déficit de condition physique ou en résolution de problématiques, y compris cardio-vasculaires. C’est un outil d’une très grande précision, peu connu. Comme je côtoie beaucoup d’entraîneurs et de personnes du monde médical, j’ai tenu à exploiter le contact avec cette société pour en faire profiter les sportifs de l’environnement bourguignon. »

DSN : Est-ce dans les objectifs du CREPS de participer à la promotion de matériel, avez-vous déjà contribué à développer ou faire évoluer du matériel de ce type-là ?

PT : « Ce n’est pas notre objectif premier mais cela arrive. Je me souviens qu’avec Georges Gacon de la société Cardi sport à Dijon, on avait échangé sur les logiciels de coaching qui permettaient de programmer des entraînements de musculation ou d’énergétique. Ils vendent un appareil, le sport beeper. Georges Gacon en a 97% de la paternité, mais je lui réclamais depuis longtemps de concevoir un truc pour ne plus avoir le sifflet à la bouche à l’entraînement. Mais c’est plus la vocation du Centre d’Expertise de la Performance à la faculté de sports de Dijon. »

DSN : C’est un échange de bons procédés, sans  démarche commerciale ?

PT : « Non, il n’y a aucun partenariat. Peut-être que l’évolution du fonctionnement d’établissements comme le notre va nécessiter d’y arriver, je ne sais pas. Mais, il me semble important, par rapport au wattbike, de montrer que l’on peut faire des choses intéressantes, précises et aussi très ludiques ! Il peut encore évoluer alors qu’il en est à sa troisième génération. Le CREPS est aussi un creuset de mise en commun d’idées, d’échanges. J’appelle ça un espace collaboratif, autant que cela profite à tout le monde. »

L’ex-entraîneur du CDB voit une fin de saison plus sereine pour les handballeuses dijonnaises (photo : N. Goisque).

DSN : Pour finir, une question sur le CDB. Une saison encore difficile, avec une dernière journée cruciale… comment vois-tu cela ?

PT : « Avec plus de sérénité que l’année dernière, étant moins aux affaires ! L’option est de faire jouer des jeunes. Il y a reconnaissance d’un travail de formation même si la densité de joueuses à l’échelon régional n’est pas forcément en adéquation avec ce qu’on pourrait espérer. On s’appuie sur des forces locales. C’est un pari risqué parce qu’aujourd’hui, ça ne suffit pas pour maintenir un certain niveau de performances. Mais je pense que le public s’y reconnait. Quand sur 14 joueuses, il y en a 7 à 8 issues du club, du centre de formation ou du Pôle, c’est bien. Mais ça risque d’être compliqué… La jeunesse a les défauts de ses qualités. Les qualités sont le dynamisme et l’enthousiasme, et les défauts le manque d’expérience et la capacité à gérer les ballons. Bon courage au staff pour  trouver le meilleur équilibre entre fougue et discipline. Ce n’est pas toujours simple… »

(1) 14 ans de présence : 12 comme entraîneur, 5 finales jouées (Coupe d’Europe challenge Cup, 2 en Coupe de France et 2 en Coupe de la Ligue), 300 matchs de championnat et 40 de Coupe d’Europe sur le banc dijonnais.

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